Prise en charge médicale des lithiases urinaires par les urologues :
Prévention et traitements médicaux

1 et 2 décembre 2011

La formation

Formation Professionnelle ConventionnelleElle a eu lieu les 1 et 2 décembre 2011, dans le cadre d’une formation professionnelle conventionnelle.

Les experts étaient :

  • une néphrologue, Madame le Docteur TOSTIVINT (CHU Pitié-Salpêtrière)
  • deux urologues
    • le Professeur CONORT, (CHU Pitié-Salpêtrière)
    • le Docteur HADJADJ, (Polyclinique Vauban, Livry Gargan).
  • Une diététicienne, Madame DOUSSEAUX, (CHU Pitié-Salpêtrière).

L’intervention d’une diététicienne peut surprendre, mais le bilan diététique a un rôle majeur à jouer

  • dans la compréhension de certaines anomalies métaboliques (par exemple les hypercalciuries),
  • dans la prise en charge des lithiases liées à une anomalie métabolique,
  • dans la prise en charge du « syndrome métabolique », qui accompagne si souvent la lithiase du sujet mûr.

L’organisateur était le Docteur ALLEGRE, représentant le Comité de Formation Continue de l’Association Française d’Urologie.

Cette formation s’est étendue sur deux journées complètes, alternant des exposés et l’étude de dossiers cliniques.

Justification de la formation

Cette formation à trois justifications :

  • le malade,
  • la bonne utilisation du système de soins,
  • l’exercice de l’urologie.

Pour le malade

Il est habituel de constater que bon nombre de lithiases urinaires opérées n’ont aucun bilan métabolique, ce qui a deux inconvénients :

  • Une partie de ces malades va récidiver et menacer sa fonction rénale, alors que cela était évitable.
  • Certains de ces malades, qui n’ont pas encore côtoyés un médecin généraliste, sont porteurs de syndromes pathologiques dangereux (notamment, le syndrome métabolique), dont la lithiase n’est que l’expression la moins grave. Dépistés au moment du bilan étiologique d’une lithiase, ils peuvent alors être pris en charge par le médecin généraliste et le cardiologue avant la survenue d’un accident cardiovasculaire grave.

Pour la bonne utilisation du système de soins

D’autres lithiasiques sont au contraire envoyés systématiquement au néphrologue, sans bilan de première intention. Cette absence de bilan a 2 inconvénients :

  • Surcharger inutilement les consultations de néphrologie, bon nombre de malades ne nécessitant pas leur expertise
  • Multiplier inutilement ces consultations, puisque c’est alors le néphrologue qui prescrira le bilan de première intention, le reverra au cours d’une seconde consultation, et si besoin, un second bilan qui nécessitera une troisième consultation alors que 2 auraient suffit.

On voit donc bien que l’urologue doit faire une partie de ce travail, intelligemment, afin de trier les malades qui ont des anomalies simples qu’il pourra prendre en charge, et ceux qui sont dans des situations plus complexes et qui doivent être adressés au néphrologue, munis du bilan de première intention.

Pour l’urologue

Notre spécialité est médicochirurgicale, avec probablement à terme une diminution de la part chirurgicale. Les urologues ont donc une place dans l’exploration de première intention des lithiases, et dans la prise en charge d’une partie d’entre elles, notamment lorsque dans une association d’urologues, l’un d’entre eux est plus particulièrement destiné à la prise en charge de ce type de malades.

Dernière mise à jour : 16/10/2013 13:01 Rédacteur : Urofrance
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