NUMÉRO 22 - Lundi 5 septembre 2016

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PATHOLOGIE DU MOIS

 

DES RECOMMANDATIONS PLURIDISCIPLINAIRES POUR LE PROLAPSUS GÉNITAL

Le prolapsus génital non récidivé chez la femme est une pathologie à la frontière de plusieurs spécialités. Gynécologues obstétriciens, radiologues et coloproctologues sont tout autant sollicités que les urologues. Il semblait donc indispensable d’établir des recommandations communes, afin d’harmoniser sa prise en charge. C’est désormais chose faite.

« Ce fut un travail de longue haleine », explique avec un certain soulagement le Dr Loïc Le Normand, urologue au CHU de Nantes et responsable du comité d'urologie et de périnéologie de la femme (Curopf) de l’AFU. Il y a un peu plus de trois ans, à son initiative, les sociétés savantes de gynécologies obstétrique (CNGOF), de coloproctologie (SNFCP), de pelvi-périnéologie (Sifud-PP) et chirurgie gynécologie (SCGP) se sont réunies pour établir des recommandations communes.

Approche pluridisciplinaire
« La réelle nouveauté, c’est cette approche collaborative entre les spécialités », insiste Loïc Le Normand. Pendant presque trois ans, les différents acteurs de ces recommandations ont épluché la littérature afin d’élaborer une prise en charge commune. « Les gynécologues, les coloproctologues, les radiologues et les urologues ont des approches différentes pour une même pathologie », explique-t-il.

Les gynécologues ont ainsi tendance à préférer la chirurgie par voie basse, quand les urologues préfèrent la voie transpéritonéale. Mais pour Loïc Le Normand, il est important que les praticiens confrontés au prolapsus accordent leurs référentiels. Il raconte par exemple les difficultés que l’équipe pluridisciplinaire a rencontrées lorsqu’il a fallu comparer les traitements chirurgicaux toutes spécialités confondues. « La littérature est assez pauvre en études comparatives », déplore-t-il. « On n’aborde pas les problèmes de la même manière selon la spécialité. » Une situation complexe lorsqu’il s’agit de faire le meilleur choix dans le traitement du prolapsus.  « Il était donc nécessaire de rédiger ces recommandations », ajoute l’urologue.

Se mettre sur la même longueur d’onde
Plusieurs points ont provoqué un débat pluridisciplinaire. La question de l’efficacité de l’hystérectomie a par exemple été abordée. « Cette partie a donné lieu à de grandes discussions », avoue Loïc Le Normand. Les participants ont finalement conclu que l'hystérectomie systématique n’était pas recommandée dans les cas de cure de prolapsus par voie vaginale ou abdominale.

Les médecins experts se sont également penchés sur la question du recours systématique aux bandelettes sous-urétrales en cas d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) associée au prolapsus. Les experts ont constaté que le traitement simultané des deux pathologies réduit les risques postopératoires d’incontinence d’effort. Ils nuancent néanmoins ce résultat en complétant la recommandation d’une donnée non négligeable : un traitement isolé du prolapsus permet de traiter jusqu’à 60 % des IUE masquées.

La mise au point de ces recommandations s’est donc avérée être un sérieux challenge pour les praticiens des différentes spécialités concernées. Elles permettront à l’avenir une meilleure prise en charge de cette pathologie et devraient simplifier la coordination entre disciplines.

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