NUMÉRO 22 - Lundi 5 septembre 2016

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RECHERCHE CLINIQUE

 

TUMEURS SUR VESSIE NEUROLOGIQUE : LANCEMENT D’UNE ENQUÊTE FRANÇAISE

Les tumeurs survenant sur vessie neurologique sont très mal connues, tant du point de vue de l’histoire naturelle que de l’épidémiologie. Pour mieux cerner cette maladie au pronostic très défavorable, le Pr Gilles Karsenty (AP-HM) et le Dr Véronique Phé (AP-HP), soutenus par les comités de neuro-urologie et de cancérologie de l’AFU, lancent une enquête de recensement de cas qui fait appel à tous les urologues français.

« Dans notre service, nous suivons depuis plus de 40 ans des patients avec une vessie neurologique », explique Véronique Phé, praticien hospitalier universitaire dans le service d’urologie de la Pitié-Salpêtrière. « Ces patients vieillissent et ont des cancers, et nous sommes de plus en plus confrontés à leur prise en charge », poursuit la jeune spécialiste en neuro-urologie. Or les tumeurs survenant sur vessie neurologique (spina bifida, sclérose en plaques, traumatisme médullaire…) se distinguent par un profil particulier : elles tendent à survenir plus tôt, avant 60 ans, et sont bien plus agressives que les tumeurs classiques. Souvent de type carcinome épidermoïde, elles sont détectées à un stade avancé et répondent mal à la chimiothérapie. « J’ai vingt patients dans ma cohorte personnelle : quinze sont décédés. La plupart décèdent dans l’année », confie Véronique Phé.

Rapide sondage en ligne
Gilles Karsenty, de l’hôpital de la Conception à Marseille, et Véronique Phé, entreprennent ainsi une enquête auprès des urologues français, afin de dresser un portrait épidémiologique de ces tumeurs qui touchent une population restreinte. Elle consiste en un court questionnaire en ligne (trois questions) visant à recenser les cas survenus dans les trois dernières années et à signifier son accord pour un recueil de données. « Dans un deuxième temps, nous enverrons quelqu’un dans les centres ayant donné leur accord, afin de recueillir les données cliniques des patients », explique Véronique Phé, qui précise que le recueil de données n’occasionnera pas de travail supplémentaire pour le répondant et que toutes les réponses, même négatives, sont utiles. Les données issues de l’enquête permettront une mise à jour unique de l’épidémiologie de ces tumeurs, et peut-être de mieux identifier des facteurs de risque spécifiques jusque-là négligés.

Une recherche inédite
D’après les recommandations du Genulf (Groupe d'étude de neuro-urologie de langue française), le suivi carcinologique des patients neurologiques repose sur la réalisation d’une cystoscopie annuelle, au-delà de 15 ans d’évolution. « Par la suite, j’espère qu’on pourra recueillir des pièces opératoires et continuer notre programme de recherche en science fondamentale », conclut Véronique Phé. « La compréhension des voies de carcinogénèse propres à cette famille de tumeurs pourrait être utile, y compris en-dehors de la sphère des vessies neurologiques. » Cette enquête épidémiologique est donc la première étape d’un programme de recherche ambitieux, et inédit dans le monde. Au sein de l’AFU, les Prs Xavier Gamé, responsable du comité de neuro-urologie de l’AFU, et Morgan Roupret, responsable du sous-comité « vessie » au comité de cancérologie, ont choisi d’associer leurs comités à l’enquête. « Il y a peu de communautés aussi organisées que l’urologie française, en France ou en Europe. C’est une structure idéale pour réaliser ce genre d’enquête épidémiologique », revendique Véronique Phé. À vos questionnaires, donc !

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