Editorial du 21/07/2012 : 8ème journée nationale de la prostate

Georges KOURILa 8ème journée nationale de la prostate aura lieu le 20 septembre et comporte deux temps forts :

  • La conférence de presse de l’AFU réunissant des journalistes de presse écrite, parlée et d’agence.
  • Des réunions locales ou régionales grand public ou avec médecins généralistes pour lesquelles l’investissement de chaque urologue est attendu.

Comme chaque année, cette journée nous donne l’opportunité de communiquer sur les positions et travaux de l’AFU et le thème 2012 a été retenu à la suite des controverses récentes sur le dépistage du cancer de la prostate et la place du PSA, réactivées par le rapport de l’HAS « sur les facteurs de risque du cancer de la prostate et sur la pertinence de la mise en place d’un dépistage systématique organisé auprès d’une population d’hommes considérés comme à haut risque ». Son retentissement médiatique a semé le trouble chez nos patients, mais aussi chez nos médecins correspondants, qui nous interrogent quotidiennement sur l’utilité du PSA et sur l’agressivité de cette maladie.

Dans les faits, le cancer de la prostate continue d’être la cause de près de 9 000 décès chaque année en France et c’est l’enjeu des urologues d’en réduire la mortalité, mais également d’améliorer la qualité de vie des patients lorsque la maladie est devenue chronique.

La politique actuelle de l’AFU a pour double objectif :

  • de ne pas sous-traiter la population d’hommes porteurs d’un cancer de la prostate agressif, et donc de les diagnostiquer à temps pour un traitement à temps ;
  • d’éviter le sur-diagnostic et le sur-traitement des formes à évolution plus lente.

Partant de ce constat, notre rôle est de bien montrer qu’il y a deux parcours du cancer de la prostate :

  • celui des formes lentes, qui ne modifient pas l’espérance de vie du patient ;
  • celui des formes agressives, qui nécessitent un diagnostic et un traitement actif précoces afin d’éviter le décès du patient, tout en veillant au maintien d’une qualité de vie aussi bonne que possible.

Le thème choisi cette année consiste donc à rappeler l’histoire naturelle du cancer, à souligner l’opposition entre ces deux parcours et l’évolution du cancer diagnostiqué trop tardivement. Il s’agit d’expliciter les parcours des patients porteurs d’un cancer de la prostate à un stade localement avancé et à un stade métastatique, en insistant sur ces derniers et sur les thérapeutiques qui peuvent leur être aujourd’hui proposées. De quelles innovations disposons nous ? Comment peut on améliorer la qualité de vie des patients ?

Comme vous le voyez, il est particulièrement important que notre communauté se mobilise et nous comptons sur la participation de chacun ou chacune d’entre vous.
Vous avez été invités à participer à une enquête lancée par l’AFU dans la perspective de cette nouvelle journée de la prostate : elle repose sur un questionnaire « patients » portant sur les connaissances du cancer, le vécu de la maladie et la qualité de vie.
Ce questionnaire, court et facile à remplir, doit être remis à au moins cinq patients avec un diagnostic de cancer de la prostate, vus en consultation, de façon consécutive, quel que soit le stade et la thérapeutique envisagée ou en cours. La date de renvoi de ce questionnaire à la maison de l’Urologie a été repoussée au 31 juillet 2012. Les résultats serviront de support au dossier et à la conférence de presse qui aura lieu le 11 septembre.

Je vous engage à faire cet effort et à profiter des quelques jours avant les vacances pour aider votre association à remplir sa mission.

Par ailleurs, nous vous invitons à programmer dans la semaine du 17 au 21 septembre des réunions d’information. Ces réunions peuvent s’adresser soit au grand public, soit à vos correspondants. Pour vous y aider, nous vous proposerons un « scénario idéal » ainsi qu’un kit de diapositives téléchargeables sur Urofrance. Vous pouvez vous mettre en relation avec Véronique Simon (07.77.69.05.80) qui vous apportera le soutien de notre agence MHC Communication dans la réalisation de vos projets.

Notre communication ne doit pas être l’objet d’une communication polémique ou corporatiste, qui risquerait de brouiller complètement le message de la problématique du cancer de la prostate. Elle doit, au contraire, être à l’origine d’une meilleure connaissance de la maladie et de ses traitements, ainsi que d’une amélioration de la prise en charge diagnostique et thérapeutique du cancer de la prostate, au profit seul du patient.

Nous vous remercions de votre participation active à la réussite de cette nouvelle campagne, à laquelle nous tenons tous et toutes à vous associer.

Bien amicalement,

Georges KOURI
Vice président de l’AFU
Responsable du groupe de communication

Dernière mise à jour : 21/07/2012 00:13 Rédacteur : Urofrance
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