Éditorial du 29/06/2013 : Le Futur de la Chirurgie

Quel rôle pour les chirurgiens ?

Depuis un an, un esprit attentif a pu noter que plusieurs évènements touchant à la pratique et à l’avenir de la Chirurgie se sont accumulés aussi bien dans les médias que chez nos tutelles et dans les manifestations professionnelles.

Sans revenir sur les polémiques à propos des honoraires des chirurgiens, on peut citer de façon non exhaustive :

  • les projets de réforme de l’internat et du post-internat,
  • les modifications tarifaires des GHS chirurgicaux,
  • l’organisation par l’Académie Nationale de Chirurgie d’une section ambulatoire et d’une section interventionnelle,
  • la création d’un Institut Hospitalo-Universitaire porté par J. Marescaux sur la chirurgie mini-invasive guidée par l’image,
  • le bilan inquiétant du Conseil National de l’Ordre sur les qualifications chirurgicales des médecins à diplôme étranger,
  • les réflexions initiées par l’Inca sur chirurgie et oncologie,
  • les recommandations de l’HAS et de l’ANAP sur la chirurgie ambulatoire,
  • les progrès des recherches sur les Gestes Médico-Chirurgicaux Assistés par Ordinateurs,
  • les réflexions sur « les blocs opératoires de demain » initiées simultanément par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, la Fédération Hospitalière de France, et l’Académie Nationale de Chirurgie qui a également organisé des séances sur le métier de chirurgien, sur la formation des chirurgiens et sur leur accréditation.

L’ensemble de la communauté chirurgicale, toutes générations confondues et quels que soient les modes d’exercice ou spécialités, doit être consciente de l’importance de ces sujets pour l’avenir de notre profession. Il est à la fois évident et nécessaire qu’elle évolue, mais nous devons participer à cette évolution et il faut éviter que des considérations seulement financières et/ou politiques conduisent ce changement ; notre influence sera d’autant plus efficace et acceptée que nous aurons étudié sereinement et argumenté sérieusement les dossiers. L’implication de toutes les générations de chirurgiens doit être totale aussi bien dans l’étude et la recherche des progrès techniques et technologiques, que dans une rénovation efficace de l’enseignement du métier, une organisation territoriale pertinente et non corporatiste (professionnelle ou politique), et une amélioration des organisations et de la qualité des soins, associée à une meilleure articulation avec les représentants des usagers.

François RICHARD
Professeur Émérite à l’Université Paris VI
Ancien Président de l’AFU
Président de l’Académie Nationale de Chirurgie

Rédacteur : Urofrance
Réalisation : Axoïde
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