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Traitement chirurgical de l'incontinence anale. 2ème partie.
MICHOT F., COSTAGLIOLI B.
Synthèse thématique ConStat, 2001, 13, 17-20
Mots clés : Incontinence anale, chirurgie
Prostatectomie radicale et incontinence urinaire.
RISCHMANN P.
Synthèse thématique ConStat, 2001, 13, 10-12
Mots clés : Prostatectomie radicale, incontinence urinaire.
La voie de York Mason dans le traitement des fistules prostato-rectales
TAZI K, EL FASSI J, KOUTANI A, IBEN ATTTYA A, HACHIMI M, LAKRISSA A
Technique chirurgicale Prog Urol, 2001, 11, 1335-1339

La voie d'abord de York Mason semble la plus adaptée pour le traitement des fistules prostato-rectales car elle offre le maximum de chances de succès avec une morbidité nulle puisqu'aucun cas d'incontinence anale n'a jusqu'à présent été décrit.
Nous rapportons un cas de fistule prostato-rectale secondaire à une résection transuréthrale d'un adénome prostatique traitée par la voie trans-ano-sphinctérienne postérieure de York Mason.

Mots clés : Fistule, prostate, rectum, traitement.
La promonto-fixation sous coelioscopie : une voie d'abord séduisante pour la cure des prolapsus
BRUYERE F, ROZENBERG H, ABDELKADER T
Article original Prog Urol, 2001, 11, 1320-1326

But
: Evaluer la promonto-fixation réalisée sous coelioscopie.

Matériel et Méthodes
: 76 patientes ont été opérées sous coelioscopie entre 1993 et 1999. L'âge moyen des patientes était de 59 ans (extrêmes de 34 à 77 ans). 35 présentaient une incontinence urinaire d'effort associée. Les antécédents de chirurgie abdominale n'ont pas été une contre-indication à la coelioscopie. L'hystérectomie n'a pas été systématique et le type de correction de l'incontinence urinaire a varié entre bandelette sous urétrale, Burch et TVT.

Résultats
: Les temps opératoires ont été de 100 à 345 minutes avec une moyenne à 199 minutes (moyenne 164 minutes pour les 10 dernières interventions). Les patientes sont sorties entre le 2ème et le 10ème jour post-opératoire, soit une moyenne de 4,9 jours (moyenne de 3,7 jours en 1999). 89,4% des opérées ont pu sortir avant le 6ème jour post-opératoire inclus. Les résultats ont été satisfaisants avec disparition du prolapsus chez 74 patientes (96%). Une seule complication per-opératoire a marqué notre série : une plaie du colon lors de la dissection de l'étage postérieur lors de la réalisation de la douglassectomie avec mise en place de la bandelette postérieure; cette plaie a été suturée dans le même temps opératoire. Une conversion a eu lieu en raison d'un problème de désaturation en oxygène lors de l'insufflation du monoxyde de carbone.

Conclusion
: Cette étude confirme que la promonto-fixation sous coelioscopie est efficace, fiable et reproductible. Cette technique mériterait d'être validée par des études la comparant aux autres possibilités techniques.

Mots clés : Prolapsus, promonto-fixation, coelioscopie.
Ajustement différé de la tension de matériel prothétique sous-uréthral (TVT®) après cure chirurgicale d'incontinence urinaire d'effort de la femme
CHAMPETIER D, RUFFION A, LOPEZ JG, DEVONEC M, LERICHE A, PERRIN P
Article original Prog Urol, 2001, 11, 1314-1319

Introduction: La rétention vésicale est une complication fréquente de la cure d'incontinence urinaire de la femme traitée par bandelette sous-urétrale (TVT). Nous rapportons une modification de la technique originale permettant de diminuer le risque de dysurie et de rétention post-opératoire.

Matériel et Méthodes: Cent vingt quatre patientes, présentant une incontinence urinaire d'effort pure, ont eu une bandelette TVT®. Chez 74 patientes (groupe 1), la bandelette a été mise en place selon la technique originale. Chez 50 patientes (groupe 2), durant l'intervention, aucune tension n'a été exercée sur les extrémités sus-pubiennes de la bandelette ; celles-ci ont été conservées et enfouies dans un pansement antiseptique ; le lendemain de l'intervention, une traction sur les bandelettes sus-pubiennes a été effectuée s'il persistait une incontinence. Les résultats, post-opératoires immédiats et à 3 mois, concernant la continence et l'obstruction urétrale, sont comparés.

Résultats: Une continence parfaite est obtenue dans 84 ± 6.5% et 94 ± 4.2% pour les groupes 1 et 2 respectivement (p=0.08). Une rétention aigue d'urine (15% contre 2%, p<0.03) et un résidu vésical post-mictionnel supérieur à 50 cc (38% contre 10% à J1 et 14% contre 2% à 3 mois) sont plus fréquents dans le groupe 1. A 3 mois, la diminution des débits maximum et moyen est plus faible dans le groupe 2 (p<0.03). Dans le groupe 2, une traction différée des bandelettes a été nécessaire dans 20% des cas, sans occasionner de complications algiques ou infectieuses notables.

Conclusion: La tension différée des extrémités de la bandelette semble diminuer le taux de dysurie et de rétention vésicale, compliquant la mise en place de matériel prothétique sous-urétral (TVT®). Cette modification technique ne s'effectue pas au détriment de la continence, qui apparaït au moins aussi satisfaisante. La morbidité de cette variante technique apparait faible.



Mots clés : Incontinence urinaire d'effort, tension-free vaginal tape (TVT), rétention urinaire.
La bandelette trans-obturatrice : un procédé mini-invasif pour traiter l'incontinence urinaire d'effort de la femme
DELORME E
Article original Prog Urol, 2001, 11, 1306-1313

But: La bandelette trans-obturatrice est une bandelette artificielle destinée à la suspension urétrale afin de traiter l'incontinence urinaire d'effort de la femme.

Matériel: Cette bandelette a deux originalités :
- sa structure en polypropylène non tissé injecté de silicone en regard de l'urètre dont le but est de limiter la rétraction du polypropylène et d'établir une barrière à l'extension de la fibrose autour de l'urètre.
- la mise en place transmusculaire obturatrice et puborectale reproduit le fascia naturel de suspension de l'urètre en préservant l'espace de Retzius.

Méthodes: Une étude préliminaire (40 implantations) confirme la faisabilité de l'intervention, la faible morbidité (une complication : sepsis).

Résultats: Ils sont encourageants entre 3 et 12 mois :
- dans le traitement de l'incontinence isolée (16 patientes) il n'y a eu aucune dysurie postopératoire ; 15 patientes sont totalement continentes et 1 patiente est très améliorée.
- dans le traitement du prolapsus associé à une incontinence patente ou potentielle (24 patientes) on observe 4 dysuries postopératoire transitoires ; il n'y a aucune incontinence postopératoire.

Mots clés : Incontinence urinaire d'effort de la femme, bandelette de suspension urétrale transobturatrice, polypropylène, silicone.
Activité du système nerveux autonome mesurée par la variabilité de la fréquence cardiaque dans l'incontinence urinaire féminine
BLANC F, PICHOT V, ROCHE F, BARTHELEMY JC, TOSTAIN J
Article original Prog Urol, 2001, 11, 492-497

Buts : Comparer l'activité du SNA, mesurée par la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), dans différents types d'incontinence urinaire (IU) féminine.
Matériel et Méthodes : 25 patientes ont été incluses dans cette étude prospective : 11 présentaient une IU d'effort sans insuffisance sphinctérienne, 9 une IU mixte et 5 une IU par urgence. L'IU sans instabilité vésicale idiopathique (IVI) (n=11) a été comparée à l'IU avec IVI (n=14). Il n'y a pas de différence statistiquement significative de l'âge moyen des patientes selon les groupes. Un Holter ECG de 24 heures, dans les conditions de vie habituelles des patientes, a permis d'obtenir des indices temporels et fréquentiels (transformée de Fourier) de la VFC, reflets de l'activité sympathique, parasympathique et globale du SNA.
Résultats : L'activité globale du SNA des patientes présentant, soit une IU mixte, une IU par urgence ou une IU avec IVI, est diminuée de façon statistiquement significative (p<0,05), par rapport à celle des patientes présentant une IU d'effort. La balance sympathico-vagale, la fréquence cardiaque, la pression artérielle, et le score de Ditrovie ne sont pas significativement différents entre les groupes.
Conclusions : Cette première étude montre que l'IVI est associée à une diminution d'activité globale du SNA par rapport à celle des patientes sans IVI. De plus, il existe des modifications d'activité sympathique, parasympathique et d'activité globale du SNA entre les différents types d'IU féminine.

Mots clés : Incontinence urinaire féminine, instabilité vésicale idiopathique, variabilité de la fréquence cardiaque, système nerveux autonome
Tubulisation transversale de segments intestinaux : un conduit cathétérisable alternatif au procédé de Mitrofanoff
MONTI PR, de CARVALHO JR
Technique chirurgicale Prog Urol, 2001, 11, 382-384

Cet article décrit un procédé de création d'un conduit intestinal, (toujours disponible pour une dérivation continente) par tubulisation transversale de segments intestinaux. Cette technique est simple, efficace et représente une alternative au procedé de Mitrofanoff chez les patientes dont l'appendice n'est pas utilisable.

Mots clés : Incontinence urinaire, dérivation urinaire, Mitrofanoff
Comparaison économique de deux techniques chirurgicales de traitement de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme : technique de Burch contre technique TVT
QUIEVY A, COUTURIER F, PRUDHON C, ABRAM F, AL SALTI R, ANSIEAU JP
Article original Prog Urol, 2001, 11, 347-353

But : Le dispositif TVT (Tension-free Vaginal Tape) est employé dans notre Centre Général pour les cures d'incontinences urinaires d'effort; son utilisation génère des surcoûts pour le service Pharmacie. La technique de Burch, employée auparavant, ne nécessite aucun dispositif médical spécifique, mais est invasive, et nécessite une plus longue durée d'hospitalisation. La finalité de cette étude est de comparer l'impact financier de ces deux techniques, en dégageant des coûts discriminants.
Matériel et Méthodes : Dix sept Burch isolés et vingt et un TVT ont été inclus. Les coûts analysés sont relatifs aux dispositifs médicaux, aux médicaments, aux actes médico-techniques, et aux durées d'intervention chirurgicale, d'hospitalisation et de surveillance post-interventionnelle.
Résultat : L'intervention de Burch est associée à un coût de 26 322 FF (4.012,7 E), et l'intervention TVT à coût de 10 958 FF (1.670,5 E).
Conclusion : La technique TVT permet de réduire les coûts d'hospitalisation. Elle implique une épargne des équipements opératoires, et des charges en personnel (diminution des temps opératoires, et du séjour en unité post-interventionnelle).

Mots clés : Evaluation économique, Tension free Vaginal Tape (TVT), Burch
Cure de cystocèle par plastron vaginal
COSSON M, COLLINET P, OCCELLI B, NARDUCCI F, CREPIN G
Technique chirurgicale Prog Urol, 2001, 11, 340-346

But : Décrire une technique originale de cure de cystocèle par voie vaginale. L'intervention associe une suspension par six points aux arcs tendineux du fascia pelvien d'une prothèse de tissu vaginal de 6 à 8 cm de long sur 4 cm de large environ, laissée au contact de la cystocèle. Le plastron vaginal est alors enfoui sous la suture de la colporraphie antérieure. En fonction de la nécessité on associera une spinofixation, une hystérectomie, une myorraphie des élévateurs ou une cure d'incontinence urinaire.
Matériel et Méthodes : Etude rétrospective de 47 patientes opérées d'une cure de prolapsus par voie vaginale entre octobre 1997 et juin 1998. Toutes les patientes présentaient un prolapsus extériorisé avec cystocèle de grade III, associée à une incontinence urinaire dans 38,3% des cas et à une hystérocèle ou un prolapsus du fond vaginal dans 87% des cas. L'âge moyen était de 69 ans. Dans deux cas une conservation utérine a été préférée mais chez les 45 autres patientes une hystérectomie était réalisée avec une spinofixation selon Richter chez 44 d'entre elles. Dans tous les cas une myorraphie des élévateurs était associée.
Résultats : Le recul moyen a été de 16,4 mois avec des extrêmes de 6 à 26 mois chez 46 patientes. 93% des patientes sont considérées comme guéries de leur cystocèle, une patiente présentait une cystocèle de grade I asymptomatique et deux patientes présentaient un échec avec récidive d'une cystocèle de grade II.
Conclusion : La technique que nous présentons est un traitement curatif de la cystocèle de grade III chez la femme ménopausée associée à une spinofixation selon Richter, et prévient le risque de cystocèle décrit en cas de traitement d'un prolapsus par voie basse avec spinofixation isolée (10 à 20%). Les résultats à court terme sont encourageants même s'ils demandent à être confirmés par un suivi à 5 ans et plus.

Mots clés : Prolapsus génital, cystocèle, plastron vaginal, incontinence urinaire d'effort

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Rédacteur : Urofrance
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